Proposée par Zevouloun Orlev (Ihoud
Leoumi - Mafdal) et Esterina Tartman (Israël Beiteinou) suite à l’Affaire Bishara, la loi interdisant la visite d’un citoyen dans un pays ennemi a été votée hier lundi, par 52 voix contre 24.
Désormais, tout citoyen israélien qui se rendrait dans un pays ennemi deviendrait inéligible à la Knesset pour une période de sept ans. Seuls certains cas seront autorisés par le ministère de
l’Intérieur,pour des raisons familiales et humanitaires. Et s’il est déjà député, il se verrait démis de ses fonctions parlementaires. Parmi les opposants à la loi, certains ministres :
Shaoul Moaz ( !), Youli Tamir, Shaoul Simh’on, Ami Ayalon et Haïm Ramon.
Pour Orlev, "les députés Arabes israéliens devront désormais choisir entre le Parlement de Beyrouth ou de Damas et la Knesset. Cette loi permettra de freiner le
phénomène de ’Cheval de Troie’ au sein de la Knesset. Les députés arabes, comme tous les autres députés, doivent manifester leur solidarité avec Israël comme Etat juif. Le soutien au Hezbollah
ou au Hamas qu’ils expriment régulièrement n’a rien à voir avec la liberté d’expression. C’est un soutien pur et simple aux ennemis d’Israël"
Esterina Tartman y voit un
frein au laxisme qui règne dans ce domaine : "Les citoyens peuvent désormais dormir tranquille. Les ennemis d’Israël ne pourront plus faire ce qu’ils veulent au sein de la Knesset. Ils ne
pourront plus défier ainsi la sécurité d’Israël, et la fierté piétinée du pays va enfin être rétablie".
Face à cela, la réaction prévisible des principaux visés, les députés Arabes israéliens.
Ahmad Tibi (Tal-Raam), "veut aller devant la Cour Suprême, car la loi n’a pas passé avec une majorité de 61 voix" ! Muhamad Baraké (Hadash), "il s’agit d’une loi qui institue
le terrorisme dans les idées et dans la vie politique. Il n’est pas admissible que l’on considère des contacts avec la famille ou des contacts en vue de la paix comme un soutien au
terrorisme."
Cela fait des années maintenant qu’il régnait une totale anarchie en ce domaine. Les députés Arabes israéliens utilisent systématiquement la démocratie
israélienne et leur statut d’élu à la Knesset pour manifester autant de symboles de leur solidarité avec les pires ennemis d’Israël. Ce que la loi israélienne les autorisait à faire jusqu’à
présent, aucun pays démocratique au monde ne le permet.
L’Affaire Bishara, qui est un cas de trahison typique, a poussé certains députés à prendre les choses en main et promouvoir un changement dans la loi
israélienne. Ne pouvant empêcher les députés Arabes israéliens de déverser leur venin anti-israélien du haut de la tribune de la Knesset, cette loi permettra peut-être au moins de réduire leurs
allers-retours dans des pays où ils rencontrent des gens très peu recommandables au bas mot, et où ils expriment avec eux des sentiments très pu amènes envers l’Etat Juif.
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