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DROR MESHULAM

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Vendredi 18 juillet 2008
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La rafle du Vélodrome d’Hiver (16-17 juillet 1942), souvent appelée rafle du Vel’d’Hiv, est la plus grande rafle de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale.

En juillet 1942, le régime nazi organise l’opération “Vent Printanier” : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens.


En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l’opération : à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs.

L’organisation de la rafle

Les Juifs français étant normalement fichés depuis 1940 (le dernier recensement français ayant recueilli des données religieuses est celui de 1874), les autorités connaissent leur adresse.


Les instructions du directeur de la police municipale de Paris Émile Hennequin, le 12 juillet 1942, stipulent que « Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l’identité des Juifs qu’ils ont mission d’arrêter, n’ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux […]. Ils n’ont pas à discuter non plus sur l’état de santé. Tout Juif à arrêter doit être conduit au Centre primaire. […]. Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire. »


René Bousquet, le secrétaire général de la police nationale, accompagné de Darquier de Pellepoix, commissaire général aux questions juives, rencontre le 4 juillet, au siège de la Gestapo à Paris, les SS Knochen et Dannecker, général SS qui dirige la police allemande en France.

La rafle vise les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchèques, russes et les indéterminés, âgés de seize à cinquante ans.

Des dérogations exceptionnelles pour les femmes « dont l’état de grossesse sera très avancé » ou « nourrissant leur bébé au sein » sont prévues, mais « pour éviter toute perte de temps, ce tri ne sera pas fait au domicile mais au premier centre de rassemblement par le commissaire de la voie publique ».

Les nazis prévoient de faire arrêter par la police française 22 000 Juifs étrangers dans le Grand Paris, qui seront conduits à Drancy, Compiègne, Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Pour cela, « le service de M. Tulard fera parvenir à la Direction de la police municipale les fiches des Juifs à arrêter (…) Les enfants de moins de quinze ou seize ans seront confiés à l’Union générale des Israélites de France qui à son tour les placera dans des fondations. Le tri des enfants sera fait dans les centres primaires de rassemblement».


La rafle

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes).

Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu’une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées; la plupart ne seront plus jamais réunies.

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d’hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d’une rafle à l’été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d’eau. Ceux qui tentent de s’enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département de Loiret) et Pithiviers, avant d’être déportés vers les camps d’extermination allemands.

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Français juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre.


Mémoire de la rafle

Le 16 juillet 1995, le président Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans la rafle et dans la Shoah. Il a notamment déclaré :


« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’Etat français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de dix mille hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police. (…)


La France, patrie des Lumières et des Droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. »

 
     
     
  COMMEMORATIONS  
 

De nombreuses commémorations sont organisées le 20 juillet qui correspond cette année au 17 tamouz, date encore plus propice à un rassemblement de la communauté pour un moment de recueillement.

 

A l’occasion de la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et d’hommage aux « Justes » de France, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, assistera à la cérémonie qui aura lieu :

Dimanche 20 juillet 2008

à 10h25

au Square de la Place des martyrs juifs du vélodrome d’Hiver 75015 Paris

M. Joël Mergui, Président du Consistoire Central de France déposera une gerbe.

 
     
   
Vendredi 18 juillet 2008
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Eléments d'histoire


Le hassidisme (d'ou découle la 'hassidout) apparaît dans l'histoire juive au cours de second quart du 18ème siècle, fondé par Rabbi Israël Baal Chem Tov (1698-1760), lui-même né en Podolie, région qui fait aujourd'hui partie de l'Ukraine mais qui, à cette époque, appartient à la Pologne. C'est dans cette région du monde que le Baal Chem Tov commence son enseignement, mais le mouvement ainsi créé s'étend rapidement aux provinces voisines de Wolhinie, d'Ukraine, de Galicie puis au reste de la Pologne, avant de se propager, un peu plus tard, au travers de la Biélorussie, de la Lithuanie, de la Roumanie et de la Hongrie. C'est donc clairement la plus grande partie du monde juif de l'époque qui est touché par l'apparition du hassidisme, phénomène qui se confirmera avec la survenance des grands séismes historiques de la période suivante. En effet, la considérable émigration juive qui entraîne vers l'Ouest des populations importantes entre 1881 et 1914 répand le hassidisme en Europe puis outre-atlantique, où, après la destruction du judaïsme européen, il reprend racine, ainsi que dans l'état d'Israël moderne. Dans une période plus récente, le monde juif méditerranéen, déraciné par les soubressauts de la décolonisation, le découvre principalement en France où il sait constituer un pôle d'attraction dépassant largement ses origines culturelles.

Sans s'arrêter à la portée spirituelle des événements analysés, le mouvement hassidique, dans sa première époque, doit probablement sa prodigieuse croissance à des facteurs très divers, tant sociaux que culturels ou économiques, aussi bien qu'à certaines des idées de base développées par le Baal Chem Tov (fondateur de la 'Hassidout 'Habad), qui apparaissent propres à séduire les masses juives. Il n'est pas sans intérêt de relever ici que les mêmes causes sont également à l'origine de l'opposition, parfois extrèmement virulente, rencontrée par le hassidisme.

Le contexte historique

Il semble qu'une présentation historique rapide du hassidisme pourrait se donner l'an 1648 comme point de départ. C'est là une année de drames, de massacres et d'horreur, une "année de sang" dans la conscience juive. C'est cette année-là que commence la révolte des Cosaques qui, sous les ordres de Bogdan Chmielnitski, s'attaquent, avec la plus grande sauvagerie, aux Polonais et aux Juifs. Parties d'Ukraine, les hordes cosaques et tartares balayent le territoire polonais, laissant derrière elles la mort et la désolation. Des centaines de communautés juives sont systématiquement exterminées dans des conditions d'une horreur sans précédent. Les massacres, et leur cortège d'atrocités, durent plusieurs années d'affilée sans que le royaume de Pologne paraisse capable d'y mettre fin. Ce n'est qu'au bout de durs combats que les révoltés sont défaits et renvoyés vers leurs steppes d'origine. Pour les Juifs de Pologne, qui avaient été les premières victimes des violences, toutes désignées par ce qu'il faut bien qualifier d'antisémitisme avant la lettre, dû aux préjugés sociaux autant qu'à un certain "enseignement de la haine" diffusé par l'église de l'époque, ce fut un soulagement immense. Cependant, les survivants ne connaissent pas longtemps le répit.

Dans cette période de l'histoire, la Russie et la Suède sont des nations en phases d'ascension tandis que le royaume de Pologne, déjà ancien, est miné par son incapacité à se constituer en état "moderne", doté d'un pouvoir central disposant des moyens de gouverner. La Pologne est, en fait, en ce temps, une mosaïque de fiefs détenus par des nobles qui n'entendent renoncer à aucune de leurs prérogatives quel que soit le risque qu'il font courir à la pérennité de ce qui n'est pas encore complétement une nation. Les puissants voisins du pays entendent tirer partie de cette situation et des guerres sans fin éclatent avec les tentatives d'invasion de la Pologne par les Russes et les Suédois. De nombreuses régions qui avaient échappé aux massacres perpétrés par les Cosaques se trouvent sur le chemin des envahisseurs. Les Juifs constituent toujours des proies tentantes pour les conquérants de ce temps parce que marginalisées par leur culture particulière et généralement dénuées de capacités de défense. Ils paient, là encore, un prix très élevé.

Les tentatives d'invasion de la Pologne repoussées, ce n'est pas le cours apaisé de la vie qui reprend pour les Juifs déjà infiniment éprouvés. Naît alors une période de "troubles", d'émeutes, plus ou moins spontanées, dirigées contre les Juifs. Elles ont une origine claire: l'intolérance religieuse. Comme souvent dans des événements de ce type, les préoccupations religieuses ne sont pas seules en cause. On soupçonne les Juifs d'une prospérité indue, on les accuse de tous les maux que la raison devrait imputer à la faiblesse de l'état central. Toutefois, ceux qui veulent voir disparaître le judaïsme en tant que foi particulière savent utiliser ces tensions et cultiver l'antisémitisme populaire. De tels troubles, les pogroms, éclatent sporadiquement sur tout le territoire polonais jusqu'à la fin du 17ème siècle. Ils font de nombreuses victimes, qui refusent de se soumettre à l'ordre de conversion intimé à ceux qui veulent survivre, causent pillages et destructions mais, surtout, brisent ce que les événements précédents avaient laissé subsister des cadres traditionnels de la vie communautaire. Le petit village juif est ainsi partout mis à mal et, avec lui, un certain mode de vie, bien ancré jusque là, centré autour de la synagogue, de l'étude religieuse organisée et des rythmes particuliers de la spiritualité juive. Certes, tout cela réapparaîtra peu à peu pour ne connaître sa fin définitive qu'avec la seconde guerre mondiale, cependant, dans la période analysée ici, tout cela crée une situation d'instabilité radicale, d'inquiétude constante, génératrice de modifications en profondeur de la structure des relations sociales.

Ces événements laissent le judaïsme polonais numériquement décimé, économiquement ruiné, spirituellement bouleversé. Cela prend une note d'autant plus douloureuse que les Juifs de Pologne ne sont pas les seuls à souffrir durement: la guerre de Trente Ans, qui oppose les puissances européennes de 1618 à 1648, dévaste largement de prospères communautés, la persécution religieuse reste une menace toujours vivace en Autriche et, dans de nombreux pays, la position des Juifs est extrèmement précaire. Tous ont le sentiment que la période traversée est si obscure qu'elle défit toute compréhension.

Les faux messies

En de telles circonstances, il n'est guère surprenant que l'homme qui, en Turquie, s'auto-proclame messie, Sabbataï Tsvi (1626-1676), ait considéré que le moment lui était favorable, l'heure propice pour l'initiation d'un prétendu mouvement messianique. Il affirme alors que les massacres de Chmielnitski ont constitué ce que les prophéties avaient annoncé sous le nom de "douleurs d'enfantement du messie" et qu'il est lui-même le sauveur attendu. Dans l'atmosphère du temps, tendue émotionellement et intellectuellement par les épreuves subies, qui cherche à y trouver un sens, l'idée messianique rencontre un succés retentissant. Sabbataï Tsvi gagne de nombreux partisans et une ferveur très particulière s'empare des communautés juives en différents points du monde. De prime abord, certains des principaux rabbins de l'époque sont impressionnés par sa personnalité et son charisme que les témoins ont décrits comme très réels. Assez rapidement, cependant, ils comprennent que Sabbataï Tsvi et le mouvement qu'il a créé autour de lui constituent un danger de première gravité pour l'ensemble du peuple juif dans la mesure où ils font naître des attitudes millénaristes et, par là même, encouragent une certaine négligence de la pratique religieuse alors que celle-ci a constitué l'épine dorsale de la judéité au cours des siècles; ils entreprennent donc de s'opposer à lui. Mais nombreux sont ceux pour qui les condamnations rabbiniques, voire le débat intellectuel, sont sans pouvoir. Nombreux sont ceux qui, toute décision prise, ne peuvent songer à revenir en arrière, ils sont disposés à suivre aveuglément Sabbataï Tsvi, quoi qu'il entreprenne. L'attente d'une révélation messianique en la personne de Sabbataï Tsvi s'est, à ce point de l'histoire, si fortement enracinée dans les consciences que sa chute et sa conversion finale à l'islam ne parviendront pas à la détruire complètement. Malgré les efforts déployés par les plus prestigieuses autorités rabbiniques, le mouvement réussit à se maintenir parmi de nombreux disciples de Sabbataï Tsvi, particulièrement en Pologne. Il connaît ainsi un renouveau brutal, un demi-siècle plus tard, sous la forme de la secte franckiste. Son chef, Jacob Franck, est un contemporain du Baal Chem Tov, né également en Podolie. Il se proclame, comme son prédecesseur, le messie attendu et finit, avec les membres de sa secte, par se convertir au christianisme.

Ces mouvements prétendus messianiques connaissent donc, l'un après l'autre, une mort naturelle même si elle n'est guère paisible. Toutefois, leur disparition laisse des marques profondes dans la pensée juive. Une attitude délibérément méfiante se fait jour parmi les rabbins, soucieux de ne pas permettre que de telles erreurs, dont l'aboutissement a prouvé le caractère gravement dommageable puisqu'elles ont fait naître un espoir dont la déception a bouleversé d'importants segments des populations concernées, puissent se reproduire. C'est dans cette optique qu'il faut interpréter la tragique expérience connus par des Maïtres de l'époque, par exemple Rabbi Moché Haïm Luzzato (1707-1746) accusé de propager des doctrines pseudo-messianiques ou Rabbi Jonathan Eybchutz (1690-1764) qui se voit reprocher des tendances "sabbataïennes", ainsi que d'autres "affaires" de la période, plus ou moins importantes, auxquelles sont mélés des rabbins parmi les plus respectés; il s'agit, dans tous les cas, de contre-coups de ce pseudo-messianisme avorté. Cette inquiétude rabbinique, et la suspicion qui en découle, aboutit en mettre en cause toute démarche spirituelle qui se réfèrerait au mysticisme kabbalistique, perçu au mieux comme dérangeant et, au pire, comme nocif, voire hérétique. Conséquence logique de cette évolution, la Kabbale est, à partir de là, l'objet d'un dédain explicité, puis d'une proscription claire.

.Les conséquences sociales

Les épreuves du temps ont donc débouché sur un appauvrissement généralisé des Juifs de Pologne ainsi que de toutes les structures communautaires mises en place dans des périodes plus fastes. Ce fait, en soi dramatique par bien des aspects, a un effet secondaire désastreux: il entraîne une détérioration très sensible du niveau culturel des masses juives. Ce phénomène renforça une tendance connue de longtemps et qui portait en elle les germes d'un grave et douloureux problème social. Il apparaît, à l'analyse, que ce point revêt une importance non-négligeable dans le développement du hassidisme.

La connaissance, l'érudition ont traditionnellement joué un grand rôle dans la vie juive. Perçues comme des ambitions nobles et dignes de louange, dans les valeurs de la société juive traditionnelle elles ont toujours largement devancé l'accumulation des richesses matérielles. En fait, on peut avancer que, dans le monde décrit ici, l'ignorance est plus sûrement motif d'exclusion sociale que la pauvreté.

Certes, la précarité matérielle sont souvent le lot de segments numériquement importants des communautés juives. Toutefois, elles n'ont jamais pour corollaire obligé l'ignorance car toutes les communautés organisées ont su, dès le moyen-âge, mettre en place des systèmes qui assurent la gratuité des études aux plus démunis. Toutefois, dans la période qui précède immédiatement la naissance du hassidisme, le cours des choses connaît un bouleversement profond. Du fait de l'ampleur des épreuves traversées et de l'appauvrissement général qui s'ensuit, y compris au niveau des structures communautaires traditionnelles, les institutions existantes se trouvent hors d'état d'assurer une éducation gratuite à tous.

Cette évolution est porteuse de conséquences littéralement dramatiques. L'énorme majorité de la communauté juive cesse de recevoir la moindre formation intellectuelle, la connaissance devient l'apanage d'une élite dont la sélection s'est opérée par son aptitude à subvenir aux frais inhérents à l'étude. Les anciens clivages réapparaissent, un véritable fossé se creuse entre les érudits et les ignorants.

Ainsi, à la suite des tragédies de la seconde moitié du 17ème siècle, quelle que soit l'optique adoptée, que l'aune soit l'économique, le culturel ou le social, la vie juive, en ces provinces du royaume de Pologne, a atteint un degré de tension, de misère, voire de désespoir inconnu jusqu'alors. Les communautés se ressentent comme perdues alors que grandissent les ombres; tous se languissent d'un véritable guide spirituel qui saura montrer le chemin et relever ce qui a été détruit. C'est dans ce cadre que le Baal Chem Tov entreprend son action


La naissance du `Hassidisme ( Hassidout )

Il est très précisément conscient du problème soulevé par l'abaissement du niveau culturel des couches d'âge les plus jeunes et par l'état de dépression spirituelle et morale dans lequel se trouvent les adultes. Il décide de mettre en oeuvre une campagne à deux niveaux, en direction de ces deux publics. Toutefois, il est également conscient que les temps ne sont guère favorables à une démarche de ce type. Les erreurs "sabbataïenne" et "franckiste" sont encore trop proches pour qu'il soit possible d'agir dans ces domaines sans susciter la suspicion et, presque automatiquement, la condamnation des rabbins et des responsables communautaires. L'oeuvre doit donc, dans un premier temps, être menée à bien dans la plus grande discrétion. Le Baal Chem Tov est coutumier du fait. Il est lui-même un disciple d'un autre sage à qui ce même titre -" Baal Chem", "Maître du Nom" - a été donné. Il s'agit de Rabbi Adam Baal Chem de Ropchitz, également disciple d'un sage de la génération précédente, Rabbi Yoël Baal Chem de Zamochtz. En cette qualité, associé, dès l'âge de dix-huit ans, à un groupe de nistarim, de mystiques itinérants à qui Rabbi Adam Baal Chem a confié mission d'aller de village en village, de communauté en communauté pour apporter le réconfort nécessaire au peuple juif et contribuer à sa reconstruction morale et spirituelle, le Baal Chem Tov a pu prendre la pleine mesure des besoins; il sait la réalité de la condition juive. L'accés à la culture et au savoir lui paraît un terrain d'action si déterminant que, pour une courte période, il choisit d'exercer la fonction d'assistant auprès d'un instituteur de village, se consacrant ainsi, de la manière la plus concrète, à l'éducation des plus jeunes. Après la mort de Rabbi Adam Baal Chem, c'est le Baal Chem Tov qui prend la tête des nistarim.

Il s'agit là d'une fonction priviligiée, propre à favoriser la diffusion souhaitée de l'enseignement. La structure va fonctionner de manière étonnament efficace, à telle enseigne que, lorsque, âgé de 36 ans, le Baal Chem Tov assume, au vu et au su de tous, la fonction de chef spirituel de ce que l'on allait bientôt appeler le mouvemement hassidique, il peut, d'ores et déjà, s'appuyer sur un certain nombre de noyaux de disciples répartis dans différentes communautés de Pologne et qui ont largement préparé le terrain pour l'impressionnante expansion que le mouvement va connaître.


La synagogue du Baal Shem Tov

Certes, parmi ces disciples de la première heure, on compte bien des érudits de premier plan, cependant, le Baal Chem Tov prend soin de maintenir le contact avec les masses juives. Il lui importe de conserver son rôle d'enseignant populaire. C'est précisément la raison pour laquelle il est possible de noter le recours fréquent qu'il fait à toutes les formes de la parabole ou de la métaphore, dans toute la mesure où elles permettent de transmettre des concepts profonds au travers de termes de la plus grande simplicité.

Cependant, l'objectif affirmé de cet enseignement semble être davantage de répondre aux nouvelles questions du temps et aux prémisses de celles des époques à venir que de participer à une refondation dogmatique. Même dans les domaines où des innovations sont constatées, elles semblent plutôt de nature à renforcer et vivifier les croyances traditionnelles qu'à bouleverser l'édifice des siècles. Le Baal Chem Tov, lui-même, ne conçoit d'ailleurs pas son mouvement comme un groupe restreint, voire vaguement shismatique et, comme tel, appelé à se séparer du courant principal de la tradition juive. Bien au contraire, il y voit un mouvement de masse qui, commençant par des individus ou des groupes réduits, a pour vocation de s'étendre à toutes les classes du peuple juif. Il rencontre pourtant une opposition d'une remarquable intolérance.

L'opposition de l'establishment

Il a été longuement dit que l'époque est particulièrement difficile, que le peuple juif vient de traverser d'immenses épreuves, tant matérielles que spirituelles, qui ont décimé ses communautés et bouleversé ses points de repère traditionnels. Le temps est donc au soupçon et à la crainte. Il n'est guère étonnant qu'un nouveau mouvement, se référant de surcroît à la Kabbale, se soit vu taxé de sabbatianisme. Par ailleurs, certaines des idées développées par le Baal Chem Tov (fondateur de la 'Hassidout 'Habbad), comme celles tendant à effacer la distinction entre l'érudit et l'homme du commun ou celle mettant l'accent sur les qualités émotionnelles détenues par tous de préférence aux intellectuelles, apanage d'une minorité, sont perçues comme outrancièrement radicales. L'opposition qui se fait alors jour y voit une menace pour l'ordre communautaire établi, voire, indirectement, pour l'autorité rabbinique qui, en ce temps, constitue le ciment de toute les structures juives. Enfin, certains veulent voir dans ces enseignements des aspects grossièrement panthéistes, estimant à tort que l'une des phrases fortes du Baal Chem Tov, "Dieu est tout et tout est Dieu" revient à limiter la Divinité à sa propre création, ce qui donne lieu à une critique générale du mouvement.

L'attaque frontale contre le Baal Chem Tov et le mouvement qu'il a créé a lieu de son vivant. Ce premier assaut date de 1755; il est concrétisé deux ans plus tard par une excommunication prononcée à Wilno, en accord avec des représentants des rabbinats de Sloutsk et de Chklov, hauts lieux de l'étude talmudique. Cependant, l'opposition ne se déploie avec toute sa vigueur qu'après la mort du Baal Chem Tov, en 1760, quand ses disciples, et, en particulier, son successeur, Rabbi Dov Ber de Mézéritch, entreprennent de diffuser les enseignements du hassidisme sur une plus large échelle, et y compris par le biais d'ouvrages imprimés. En 1772, année de la mort de Rabbi Dov Ber, l'excommunication des hassidim est réitérée à Wilno sans, cependant, encore atteindre la violence de celle prononcée à Zelva, en 1781, dans le cadre d'une convocation rabbinique. Ceux qui en viennent à se définir eux-mêmes comme les opposants , les mitnagdim, par rapport à ceux qu'ils dénomment, par dérision, les pieux, les hassidim, sont enflammés à la lecture d'un texte hassidique que vient alors de publier Rabbi Yaacov Yossef de Polnoye, l'un des disciples du Baal Chem Tov, sous le titre Toldot Yaacov Yossef. L'ouvrage adopte un ton délibérément polémique, mettant face à face la platitude de la vie non-hassidique et la vitalité grandissante du hassidisme. L'argumentaire enrage l'opposition qui en appelle à des sanctions plus sévères contre ce qui, à ses yeux, n'est qu'un groupe sectaire. Les hassidim sont désignés comme hérétiques, leur vin et leur viande interdits à la consommation comme non-conformes aux prescriptions rituelles et tout mariage avec eux strictement prohibé. Si ces mesures sont draconiennes, elles ne parviennent cependant pas à arrêter ou même ralentir le mouvement. Aussi, les différents Rabbinats jugent nécessaires de réaffirmer leur opposition virulente au hassidisme en 1784, à Mohilev, puis en 1796, de nouveau à Wilno.

Le développement du mouvement

C'est dans la même période que Rabbi Chnéour Zalman assume, à la demande de ses pairs, la direction du mouvement hassidique après le décès de son maître, Rabbi Dov Ber. A la tête de l'opposition se trouve le célèbre Gaon de Wilno, Rabbi Eliahou (1720-1797), reconnu tant pour son immense érudition que pour son élévation spirituelle. Par aileurs, le centre du combat s'est déplacé vers la Russie du tsar puisque les ex-territoires polonais de Lithuanie et de Russie Blanche viennent d'être cédés à la Russie après les partitions que connaît la Pologne en 1772, 1793 et 1795. C'est en 1798 que le mouvement hassidique affronte sa crise majeure, lorsque Rabbi Chnéour Zalman est dénoncé au tsar, par les opposants, comme un dangereux rebelle, événement qui se reproduira en 1800. Sans aller plus avant dans le déroulement de l'histoire, il suffit de noter que, après que le gouvernement russe ait innocenté Rabbi Chnéour Zalman et, à travers lui, l'ensemble du mouvement hassidique, l'opposition renonce à toute action concertée contre le hassidisme.

Mais l'histoire du hassidisme, même brièvement résumée, n'est pas que celle d'une longue résistance à une opposition opinîatre et sûre de son bon droit. Elle est aussi celle d'une progressive structuration de son action par l'entremise d'un groupe de disciples qui se rassemblent autour du Baal Chem Tov d'abord, puis de Rabbi Dov Bèr de Mézéritch, son successeur. Un verset biblique est classiquement utilisé pour rendre compte de ce processus organisationnel: "un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin et, de là, se divisait en quatre têtes". "L"Eden", c'est-à-dire la source et l'origine des choses représente le Baal Chem Tov; "le fleuve", ce qui en découle, est mis pour Rabbi Dov Bèr de Mézéritch; "le jardin", ce qui profite de l'eau vivifiante, figure Rabbi Elimélèh de Lizensk; quant aux quatre têtes, qui sont les développements ultérieurs, c'est de Rabbi Menahem Mendel de Rimanov, Rabbi Israël de Koznitz, Rabbi Méïr de Apta et Rabbi Yacov Its'hak, le "Voyant de Lublin", qu'il s'agit. Dans ces premières générations du hassidisme, il convient de citer également ceux qui marquent son développement: Rabbi Nahman de Bratslav, Rabbi Lévi Itshak de Berditchev, Rabbi Ménahem Mendel de Kotsk et Rabbi Chnéour Zalman de Liady.

Dans sa première période, sous la direction du Baal Chem Tov puis de Rabbi Dov Bèr de Mézéritch, le hassidisme reste un mouvement unitaire, chaque disciple apportant la richesse de sa personnalité à l'oeuvre commune. On trouvera ainsi tel disciple affirmant qu'il ne vient chez son maître que pour le voir lacer ses chaussures tandis que tel autre y développe une érudition reconnue par l'ensemble du monde rabbinique du temps. C'est dire que la pleinitude de l'émotion y rencontre la grandeur de la raison. Chacun, dans un tel cadre, connaît sa place, sa charge et sa mesure. Ainsi, rapporte l'anecdote, lorsque le Baal Chem Tov meurt, c'est naturellement son fils, Rabbi Barouh, qui lui succède. Il n'occupera pourtant cette fonction que moins d'un an, décidant, à la demande de son père expliquera-t-il, d'y renoncer au profit de Rabbi Dov Bèr. C'est, de fait, ce dernier à qui il revient de structurer le mouvement. Après sa mort, ses disciples choisissent, cependant, de ne pas rester grouper sous l'égide d'un maître unique. Après avoir désigné Rabbi Chnéour Zalman comme chef de file, ils estiment que le hassidisme se répandra d'autant mieux que chacun prendra la responsabilité de sa diffusion sur un territoire défini, y apportant toutes les modulations de sa personnalité. Les masses juives sont, à ce moment, en Pologne et en Russie, c'est donc d'abord ces deux mondes qu'il convient de convaincre. La Russie, particulièrement, est perçue comme le bastion de l'opposition. C'est là que se trouvent les grandes académies talmudiques. C'est à Rabbi Chnéour Zalman que ce domaine est confié, il est l'érudit d'entre les disciples, celui dont les autres diront: "nous avons tous mangé de la même assiette mais c'est lui qui a eu la meilleure part". Chacun va donc établir une école de pensée et fonder ce qu'il est convenu d'appeler une dynastie. Certes, la fonction de guide spirituel devient alors généralement héréditaire mais l'idée centrale reste la même. Le guide spirituel, le Rabbi, est nécessaire en tant qu'intercesseur ou, plus encore, en tant que seul à même d'indiquer le chemin, d'ouvrir la voie, de montrer l'intention de Dieu dont il convient de suivre le droit fil afin de s'élever de degré en degré sur l'échelle qui mène à Lui. Chacun d'eux s'établit dans une ville donnée dont le nom restera attaché à la mouvance concernée, jusqu'aujourd'hui. Ainsi en est-il des hassidim de Satmar, de Gour, de Vichnitz, de Belz ou de Loubavitch qui, loin de leur terre d'origine, ont reconstruit ailleurs ce que l'histoire a détruit, comme s'ils vivaient sur un territoire que seul le spirituel peut circonscrire et, de ce fait, hors d'atteinte des contingences évenementielles.

Le temps passe et, avec lui, l'aspect scandaleux inhérent à la nouveauté. Les opposants commencent à réaliser que leur suspicion est sans fondement, leur hostilité largement injustifiée. L'heure est, relativement vite, au rapprochement.

Ainsi, dès 1808, nous trouvons des démarches communes, menées par les dirigeants des communautés de hassidim et de mitnagdim, par exemple une approbation de l'édition du Talmud à Kopoust, ce qui aurait été impensable seulement dix ans plus tôt. Finalement, le fossé est comblé. Les hassidim sont acceptés comme des membres à part entière de la communauté et le mouvement comme un élément indissociable du judaïsme traditionnel. Plus encore, le hassidisme assume bientôt la position de représentant du judaïsme religieux en son sens le plus fort et le plus traditionnel. Il est vrai que les temps changent et que c'est lui qui soutient les attaques les plus violentes de la haskalah, le courant juif des lumières, qui, dès la fin du 18ème et surtout au 19ème siècle développe, dans son désir d'ouverture vers le monde et de reconnaissance sociale, des tendances grandissantes à l'acculturation et à la déjudaïsation, n'hésitant pas à recourir aux ukazes du tsar pour contraindre les Juifs à se conformer à ses propres options idéologiques. C'est là un nouveau combat qui s'engage pour le hassidisme qui en devient, paradoxalement si l'on se réfère aux premiers épisodes de son histoire, le défenseur de la tradition.

L'histoire et, à tout le moins, la perception du mouvement hassidique changent donc radicalement en l'espace de seulement quelques générations. De vision soupçonnée d'hérésie, il devient co-gérant de la tradition pour en assumer enfin la pleine défense; c'est là un phénomène unique dans l'histoire juive.

Aujourd'hui, le hassidisme est resté porteur du même message tout en ménageant l'ouverture sur le monde, le refus des attitudes sclérosées qui l'a, de fondation, caractérisé. Sans doute est-ce là ce qui en fait un élément moteur des communautés juives d'Israël comme de diaspora, soucieuses de trouver une grille de lecture aux événements du siècle, pressentant l'existence d'un sens de l'histoire sans savoir clairement le définir ni le nommer. Le hassidisme, familier des combats d'idées, propose un message inchangé.Hassidout


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(c) Beth Loubavitch
Jeudi 17 juillet 2008
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                       No.39 | Parachat Pin’has| 17 Juillet 2008

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Edito...
Le peuple Juif differents des autres peuples?Oui, bien evidemment comme chaque peuple mais en quoi, là est la question.C’est surtout en ces termes que Rav Yossef Sitruk s’est exprimé, parlant essentiellement de la nature même du juif

C’est aussi pour cela, que si nous n’allons pas dans le sens de la Torah et les mitsvot, nous devenons dénaturés.Ainsi, on raconlte dans le Talmud, qu’une fois un homme demanda à un Rav de lui apprendre toute la Torah sur un pied ( c’est-à-dire le plus rapidement possible.

Le Rav lui répondit: "Vehaavta lehereha camoha"(tu aimeras ton prochain comme toi même). C’est-à-dire qu’en fait la base de la Torah est l’amour du prochain, c’est cela notre nature première.


Chabbat Chalom ,Y.Abbou

                                     
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parachat Pinhas

                                   

        
L’histoire juive a retenu un nom pour illustrer le prototype de la bravoure au nom de D. c’est Pinhas. Le verset 12 est le verset phare dans le chapitre 25. « Voici que Je conclue avec lui mon alliance de paix ». Cette même histoire a désigné Pinhas sous un autre pseudonyme : Eliahou, le prophète Elie qui n’a pas disparu comme tous les mortels.


Il est monté au Ciel sur un char de feu sous le regard de son fidèle compagnon le prophète Elicha. (II Rois ch.2 v.11) notre conviction depuis cette ascension est que le prophète Elie annoncera la venue du Machiah. Il arrive aussi que le prophète immortel se présente à quelques sages connus pour leur piété et leur attachement aux mitsvot.

La chaise du prophète Elie trône à toutes les circoncisions. Depuis la destruction du Temple de Jérusalem, dans chaque maison juive le soir du Séder à Pessah un verre rempli de vin est destiné au prophète Elie, annonciateur de la liberté définitive du peuple d’Israël. Dans le Talmud, certaines questions ardues n’ont pu être résolues par les maîtres célèbres. Elles attendent la venue du (Lire la suite...)


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Le saviez vous?...

Se laver à l’eau chaude pendant le Yom Tov

Question
: Peut-on considérer de nos jours, que se laver est "Hanaa Hachava Lékol Néfèch". Ainsi il serait permis de se laver tout le corps à l’eau chaude pendant le Yom Tov?

-Rav Aharon Bieler : Les Séfaradim, peuvent se laver le corps entier avec de l’eau chaude réchauffée avant le jour de fête.
Les Akhkénazim ne pourront le faire qu’en lavant chacun des membres, successivement l’un après l’autre.

Kol Touv

Tiré de “Responsa Na’hala Shlomo”.

                                  
             
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                                                    Chabat Chalom

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Jeudi 10 juillet 2008
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                       No.38 | Parachat Balak| 10 Juillet 2008

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Edito...
Très longtemps resté un "tabou" dans le judaisme, la sexualité ne demeure pas moins un sujet qui a grandement son importance dans la Torah.Tout simplement, parce que durant toute ces années, nous avons failli quant à redonner sa dimension spirituelle, ce qui fait que lorsque l’on en fait état, on pense souvent à de la débauche plutôt qu’a de la spiritualité.

C’est pour cela,que  Rav Mordehay Bitton ( il répond à vos questions sur le forum, avec un petit délai!) convaincu du contraire, donna une conférence à des jeunes francophones à ce sujet afin de préciser la place qu’elle occupe au sein d’une vie de Torah.

Il ne tient qu’a nous de limiter la vulgarisation de ce sujet afin que nos enfants et nous même, sachions qu’il n’est pas honteux d’en parler ( biensur avec ses limites) dans le but de savoir ce qu’H. attend de nous à travers ce sujet.


Chabbat Chalom ,Y.Abbou

                                     
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parachat Balak

                                   

        
Le texte de cette sidra annonce un autre conflit. Il s’agit cette fois des ennemis du peuple d’Israël qui essaient de lui barrer la route dans sa marche vers sa destinée la Terre de Canaan. Cette guerre n’est pas classique dans la mesure où le peuple hébreu ignore jusqu’à l’existence de Balak ou de Bilaam. Tout se passe en catimini entre un roi, Balak roi de Moab et de Madian et un prophète des Nations, Bilaam. Le premier invite le second à maudire les hébreux à leur insu.

Bilaam accepte de venir à Moab et d’essayer de trouver le moment favorable pour que D. agrée à ses malédictions. Le dessein de Bilaam est contrecarré par D. lui-même. Toutes les malédictions se transforment dans la bouche de Bilaam en bénédictions. Balak, vous vous en doutez, se met en colère contre ce prophète qui rate tout ce qu’il entreprend. Par trois reprises il bénit et ne peut sortir une seule malédiction. Balak renvoie Bilaam manu militari.

Ce prophète des nations disent nos sages est l’équivalent de Moché le prophète des hébreux. L’aspect extérieur avant cette mésaventure lui conférait respect et admiration. Il était adulé, craint et n’hésitait pas à démontrer son respect de (Lire la suite...)


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Le saviez vous?...

Jouer au casino, est-ce réellement interdit?

Question
: Ma question concerne plus généralement l’interdit de jouer au casino.Il semblerait selon votre réponse qu’il soit purement interdit de jouer dans un casino.
Je conçois que cette activité ne soit pas des plus recomandables, mais ne peut-on pas permettre lorsque:

-La personne gagne sa vie d’une autre manière
-Elle joue dans un casino ou il y une majorité de non-juif
-Elle joue rarement et juste pour le plaisir (il n’y a pas vraiment de risque de dépendance)
-Elle ne vise pas à gagner de l’argent puisqu’ele sait qu’elle va perdre de toute façon la somme quelle aura fixé
-Elle joue dans des jeux n’impliquant pas une compétence spécifique (roulette, boule...), ce qui diminue le risque de Asmakhta

Merci de votre précieuse aide sur ses points, de nombreuses personnes sont dans le flou sur le sujet.

-Rav Meir Cahn : Indépendamment des avis qui, sous certaines conditions et dans certaines circonstances, estiment que le Méssa’hèk Békoubia (le joueur) n’a pas perdu sa Kachroute (sa capacité) à porter témoignage, le jeu restera interdit, comme stipule le Choul’hane ‘Aroukh en reprenant la formulation du Rambam, car « le joueur s’occupe de Dévarim Bétélim (de futilités), alors qu’un homme ne devrait s’adonner, tout au long de sa vie, qu’aux Divré ‘Hokhma (choses du savoir, de la Tora) et au Ychouvo Chèl ‘Olam (aux affaires permettant de ‘’peupler’’ le monde » (22). De même, le Choul’hane ‘Aroukh dans Ora’h ‘Haïm, interdit le jeu, sous toutes ses formes (23). De toute évidence, le Rama n’y conteste pas cette décision (24), et le Choul’hane ‘Aroukh Hagraz (25), ainsi que le Michna Béroura (26), la ratifie.

Kol Touv

Tiré de “Responsa Na’hala Shlomo”.

                                  
             
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Jeudi 3 juillet 2008
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                       No.37 | Parachat Houkat | 03 Juillet 2008

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