Mercredi 28 novembre 2007
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Publié dans : israel ( nouvelles)
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Par la vraie sioniste
Israël veut être reconnu comme « Etat juif »
À l'occasion de la conférence internationale réunie mardi 29 novembre à Annapolis (États-Unis) pour relancer le processus de paix israélo-palestinien, Israël a voulu obtenir
des Palestiniens qu'ils le reconnaissent en tant qu'"État juif"
Pourquoi Israël insiste-t-il pour être reconnu comme « État juif » ?
Le 29 novembre 1947, une résolution de l’Assemblée générale de
l’ONU décide de partager la Palestine entre un « État juif » et un « État arabe ». Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l’État d’Israël, qualifié d’« État juif et démocratique » dans sa
déclaration d’indépendance. Celle-ci invite aussi les « habitants arabes du pays à (…) jouer leur rôle dans le développement de l’État sur la base d’une citoyenneté égale et complète ».
La Knesset, le Parlement israélien, promulgue ensuite la Loi du retour, qui permet à tout juif de la diaspora de « revenir » en Israël et d’en devenir citoyen. Depuis, le jeune État n’a cessé de
piocher dans le patrimoine juif. Ses principales fêtes nationales sont liées à la tradition juive. Son drapeau rappelle le châle de prière juif frappé d’une étoile de David. L’hymne national, la
« Hatikva » (l’Espoir), chante l’aspiration bimillénaire du retour à Sion. Aujourd’hui, 80 % de sa population se réclame du judaïsme.
Obtenir des Palestiniens la reconnaissance du caractère juif de l’État permettrait à Israël de renforcer sa position sur la question des réfugiés palestiniens, qui sera l’une des plus sensibles
le jour des négociations finales. Pour la ministre des affaires étrangères, Tzippi Livni, « Israël répond aux aspirations nationales du peuple juif » et le futur État palestinien « répondra à
celles des Palestiniens, où qu’ils se trouvent (…) y compris ceux qui vivent parmi nous en tant que citoyens jouissant de droits égaux ».
Quel serait l’impact d’une telle reconnaissance pour les Arabes ?
La reconnaissance d’Israël comme État juif poserait problème
aux 1,3 million d’Arabes qui vivent actuellement en Israël, descendants de ceux qui sont restés sur place après l’avènement de l’État. Ceux-ci n’ont jamais été vraiment intégrés et souffrent de
discriminations. Ils entendent par ailleurs les formations d’extrême droite appeler à des transferts de populations. Ehoud Olmert a d’ailleurs mis en avant la question de « l’État juif » sous la
pression d’Avigdor Lieberman, chef du parti d’extrême droite Israël Beiténou, pilier de sa majorité.
Par ailleurs, des centaines de milliers de Palestiniens ont pris les chemins de l’exil en 1948. Avec leurs descendants, ils sont aujourd’hui plus de 4 millions de personnes dispersées à travers
le Proche-Orient. Conformément à la résolution 194 de l’ONU, la direction palestinienne n’a jamais renoncé à leur droit au retour en Israël. Cette revendication est un cauchemar pour l’État
hébreu, qui perdrait alors son caractère majoritairement juif pour se transformer en État binational.
Pourquoi la question revient-elle maintenant ?
Dans une lettre au premier ministre israélien de l’époque Ariel
Sharon, le président américain George W. Bush s’est engagé en 2002 à réclamer qu’Israël soit reconnu comme « État juif ». Dans le même temps, il a affirmé le droit au retour des réfugiés dans le
futur État palestinien.
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Joël DAVID, à Jérusalem
source la croix
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