Par david gallula
Le 4é chapitre des Pirkés Avot commence par la Michna suivante :
« Ben Zoma dit : Qui est le sages ? C’est celui qui apprend de tout homme
Le 4é chapitre des Pirkés Avot commence par la Michna suivante :
« Ben Zoma dit : Qui est le sages ? C’est celui qui apprend de tout homme , comme il est écrit : « Plus que tous mes percepteurs , je me suis avisé ( Téhilim 119 , verset 99 ) «
Qui est l’homme courageux ? C’est celui qui domine son penchant comme il est dit : « qui résiste à la colère l’emporte sur le héros , qui domine ses passions l’emporte sur un preneur de ville « ( Michlé 16 , 32 )
Qui est l’homme riche ? C’est celui qui se réjouit de son sort comme il est dit : « Oui , le produit de ton travail , tu le mangeras , tu seras heureux , le bien sera ton partage ( Téhilim 128 , 2 ) « « Tu seras heureux « dans ce monde , et « le bien sera ton partage « dans le monde futur Qui est l’homme respectable ? c’est celui qui respecte les créatures comme il est dit : « J’honore qui m’honore , et qui m’outrage sera livré au mépris ( I Samuel , 2 , 30 )
L’auteur de cette Michna est Chimon ben Zoma appelé couramment Ben Zoma , comme cela est dit dans le traité sanhédrin page 17 folio b : Chimon ben Zoma et Chimon ben Azay se tenaient devant les sages et posaient leurs questions aux sages , lorsque ceux ci étaient encore jeunes , et ne s’étaient pas encore faits connaître : c’est pourquoi , Ben Azay et Ben Zoma furent appelés par le nom de leur père , car ils ont gardé ce nom de leur jeunesse ou’ ils n’avaient pas encore leur propre notoriété Beaucoup de jeunes se trouvaient présents pour poser des questions aux sages , eux s’étaient signalés pour leurs questions très fines et leurs réflexions hors du commun
Rachi explique que Ben Azay et ben Zoma sont morts très jeunes et n ‘ont pas pu affirmer leur notoriété par eux même par le nom de son père
Le Maharal pose plusieurs questions sur cette Michna :
Concernant la définition du Sage , pourquoi est ce celui qui apprend de tout homme ? Il aurait fallu dire : « celui qui connaît le plus de traités talmudiques , Thora ? En quoi le verset des téhilims est il un appui ?
De plus pourquoi l’homme riche devrai être celui qui satisfait de ce qu’il a , et pas d’autres ? Un homme ayant un grand terrain de 1OOOO m2 et un grand et des verger , et des centaines de serviteurs , comme nous le voyons dans le deuxième chapitre du traité de chabath , page 25 Enfin , pourquoi définir les critères de la richesse , la sagesse , l ‘honneur et pas d’autres qualités
Pour répondre à la dernière question , le Maaral explique que ces qualités sont les qualités typiques et caractéristiques de l’homme : En effet , tout d’abord , la sagesse est l ’intellect qui distingue l’homme des autres créatures , et s’exprime par la parole , comme le prouvent de nombreux penseurs tels Rabbi Yéouda Halevi ou le rav Haiim de Volojin qui nomment l’homme de Médaber Notons aussi au passage que la traduction du targoum Anquelos de nefech haya , terme utilisé pour la création de l’homme , est rouh mélaléa , un vent de parole
Le courage , גבורה est une qualité humaine qui s’exprime dans la personnalité de l’homme נפש alors que chez les animaux , le courage , la personnalité est remplacé par un instinct non réfléchie , car les animaux n’ont pas de conscience
La richesse est typique à l’homme car qui dit richesse dit appartenance , et pour acquérir un bien , il faut au préalable avoir conscience que ce bien nous appartient : c’est pour cela qu’un enfant avant sa bar Mitzva ne peut ni acquérir un objet , ni céder un objet , car il lui manque ce sens de responsabilité , dû à son age
Enfin , l’honneur est aussi un sentiment typiquement humain comme nous l’expliquerons par la suite
Après avoir compris que ces 4 qualités étaient typiquement humaines, essayons de comprendre la justesse des définitions de Ben Zoma La sagesse , selon Ben Zoma , c’est apprendre de chaque homme , car ce qui définit l’homme n’est pas l’extérieur ou bien la perception que nous avons de lui , mais l’homme lui même : de nos jours , on définit plus un homme par rapport à ce qu’il possède (j’ai donc je suis ) , mais ce n’est pas la bonne définition : ainsi , lorsque nous demandons : qu’est ce qu’un sage ? , nous demandons en vérité nous demandons : qu’elle est l’homme qui est apte à être appelé sage , indépendamment de l’extérieur , d’un point de vue purement objectif
La réponse est : celui qui apprend de chaque homme car si un homme méprisait la sagesse de certains pour s’enquérir des hommes appelés par le peuple de « sage « , alors sa sagesse dépendrait aussi de la vision d’autrui , puisque la source de sa sagesse dépend de la vision d’autrui Aussi , il évident que le verset d’appui signifie bien cette idée d’apprendre de chaque homme , et ne révèle pas de quelconque supériorité : pourquoi avoir employer le mot מלמדי mes percepteurs , et pas מחכמים , des grands sages ? מלמדי a pour racine למד apprendre à la forme de Piel signifiant enseigner : le מ n’a pas une valeur de comparatif ,mais de provenance comme מן
De la même manière , le courage , la richesse ne sont pas définis de manière relative , par rapport à la vision d’autrui , mais de manière absolue , par rapport à soi
Le courage ne se mesure pas par rapport à ses actes de bravoure , ou aux adversaires qu’il a combattu car nous pouvons toujours trouver un homme ayant combattu plus d’adversaires : il se mesure par rapport à soi même , c’est à dire à vaincre son penchant ,qui est variable d’un individu à l’autre : la force du mauvais penchant est d’autant plus fort que l’homme est grand le mauvais penchant tente toujours de ramener l’homme vers la matire , or plus l’homme se détache de la matière , plus la puissance du mauvais penchant pour le ramener doit être important : c’est comme pour un champion de tennis : plus un jouer a un bon classement , plus la pression sur ses épaules est forte , alors qu’un joueur challenger joue sans pression
De la même manière , la richesse ne se mesure pas par rapport aux biens qu’il possède , car un tel critère est évidemment relatif : elle se mesure par rapport à soi même , soi la satisfaction personnelle : se satisfaire de son sort ! Cela de signifie en rien de la résignation mais un objectif personnel à atteindre qui une fois acquis devient la concrétisation de son projet personnel
Cependant , la dernière définition , l’honneur , semble sortir de notre cadre de valeur absolue , car l’honneur semble impossible à définir par rapport à soi même , l’homme étant toujours honorer par autrui ! C’est pourquoi , Ben Zoma explique : l’honneur aussi peut être défini de manière absolue et peut dépendre de soi même : cela est possible si l’homme honore autrui , et autrui l’honorera ipso facto
Ces quatre critères semblent donc la base des attitudes humaines , sagesse , force (courage ) , richesse et honneur , en allusion dans le verset de Jérémie chapitre 9 : « Ne glorifies pas le sage pour sa sagesse , ne glorifies pas le fort pour sa force , et ne glorifies pas et ne glorifies pas le riche pour sa richesse que celui qui se glorifie se glorifie uniquement de ceci : d’être assez intelligent pour comprendre et savoir que je suis L’Eternel «
Ces trois éléments , la sagesse qui est la qualité humaine de l’intellect , la vaillance qui est la caractéristique de l’homme du point de vue de sa personnalité , et son argent qui est la qualité humaine par propriété sont décrites , par le prophète Jérémie , comme 3 caractéristiques de l’homme , qui elle même sont la propriété de D L’honneur , qui est la quatrième qualité du Pirkés Avot résulte de ces 3 premières qualités , car l’honneur n’apparaît qu’à la suite de ces qualités
A nous de prendre conscience que tout vient de D , et qu'il conviet de recercier D pour ce qu'il nous donne
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