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Mardi 3 octobre 2006
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Hébréophilie, hébréomanie

Michel Remaud


L’étude de l’hébreu connaît une nouvelle ferveur. On ne peut que s’en réjouir : la lecture des originaux fait éprouver la saveur des textes bibliques d’une manière que ne permettra jamais aucune traduction.

L’enthousiasme et l’imagination de certains hébraïsants plus ou moins amateurs entraînent pourtant quelques-uns d’entre eux à proposer des commentaires assez surprenants, fondés sur le postulat que chaque mot renverrait de lui-même à tous les termes avec lesquels il serait en relation, réelle ou imaginaire, de parenté étymologique. Le sermon sur la montagne serait le principe d’une vie nouvelle en raison d’une prétendue communauté de racine entre la montagne (har) et la conception (harah), tandis que le mot qui désigne le marché aurait une relation directe avec l’omoplate, suggérant ainsi l’idée de l’articulation du corps social, etc.

On s’étonne que l’idée ne soit jamais venue à ces commentateurs d’explorer de la même manière les richesses de la langue française, qui ne le cèdent en rien à celle de l’hébreu. Prenons l’exemple du mot révolution. De prime abord, on n’y voit pas de rapport avec celui de volubilis, issu de la même racine latine désignant un mouvement rotatif. La première, pourtant, n’a-t-elle pas pour but de préparer les lendemains paisibles et fleuris qu’évoque naturellement le second ? Passons rapidement sur le revolver, dont le rapport avec la révolution n’est malheureusement que trop évident, et même sur les volutes dans lesquelles doivent se dissiper les vestiges d’un passé révolu. Remarquons surtout que le terme de révolution, au sens propre, désigne le mouvement que décrivent les astres sur leurs orbites : le discours du révolutionnaire n’a-t-il pas pour objet de promettre la lune ?

 

En feuilletant le dictionnaire et avec un peu d’imagination, on peut se livrer au même exercice à propos de n’importe quel autre mot, et chercher par exemple à établir des corrélations entre ces cousins éloignés que sont banquet et banqueroute, ineffable et infanterie, canine et canicule ou conclave et clavicule. On pourrait même en faire l’objet d’un jeu de société, dont le déroulement, gageons-le, amènerait à des trouvailles hautes en couleur.

Ajoutons que certaines des richesses prêtées à la langue hébraïque proviennent en réalité d’une lecture inattentive des mots et de la confusion entre des termes d’orthographe ressemblante. Pour prendre encore une comparaison dans le domaine de la langue française, si l’on enrichit le mot espadrille des harmoniques de celui d’escadrille, l’horizon sémantique s’élargit pratiquement jusqu’à l’infini.

Ce genre d’exercice, appliqué sans discernement à la langue hébraïque, est contestable et dangereux.

Contestable, parce que l’idée que chaque mot renverrait implicitement à tous les termes de la même origine est loin d’être fondée. Plus que l’étymologie, c’est l’usage qui donne aux mots leur sens et leurs harmoniques. A s’en tenir à la pure étymologie, les mots français carnivore et sarcophage devraient dire exactement la même chose. Lorsqu’il a fallu, au XIXe siècle, inventer un mot pour désigner les voitures qui pouvaient se déplacer sans chevaux, on a formé à partir du grec et du latin le mot hybride d’automobile. S’il n’avait déjà existé pour désigner une autre notion, on aurait pu aussi bien, pour désigner un véhicule mu par une force intérieure, fabriquer celui d’énergumène ; et puisqu’il vient d’être question d’automobile, personne, aujourd’hui, ne risque de confondre cet ancien néologisme avec la locution, étymologiquement synonyme, de motu proprio.

Dangereux, parce que ces acrobaties verbales donnent une idée fausse de ce qu’est l’authentique lecture juive de l’Écriture. Quand les maîtres du Talmud mettaient en œuvre les procédés de l’exégèse midrashique, ils s’appuyaient sur des présupposés théologiques et poursuivaient des buts que la recherche scientifique peut mettre en lumière. Laisser croire qu’il suffirait aujourd’hui, pour suivre leur exemple, de laisser libre cours à l’imagination, c’est entretenir l’opinion, déjà entendue, que l’exégèse rabbinique ne serait qu’un pur délire. C’est le plus sûr moyen de jeter le discrédit sur la cause que l’on prétend défendre.

 


source : http://www.un-echo-israel.net
Vendredi 29 septembre 2006
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RÈGLES DE TRANSLITTÉRATION
DE L'HÉBREU EN CARACTÈRES LATINS
( à l'usage des francophones )


 Translittération 

Mesurez votre audience

Ces règles sont destinées à tous les usagers qui, dans le cadre de leurs activités ont à transcrire des expressions hébraïques en caractères latins : imprimés, livres, documents officiels, enseignes, estampes.

Ces règles de translittération permettent la transposition d'un texte en hébreu, en caractères latins, dans les cas où l'utilisation d'un terme hébraïque est en relation avec l'univers latin, visant ainsi à donner l'image phonétique la plus fidèle possible et couramment lisible.

L'Académie Israélienne de la Langue Hébraïque a édité en 1956 un code officiel de translittération de l'hébreu en caractères latins. Cette dernière, étant la source autorisée, nous avons décidé de nous conformer à ce guide en y apportant toutefois des modifications pour les francophones selon l'usage de la prononciation séfarade utilisée en Israël. Nous avons respecté également les normes de l'Office de la langue française du Québec.

L'hébreu se lit de droite à gauche, l'alphabet hébraïque se compose de vingt-deux consonnes utilisées également en tant que chiffres ou valeurs numériques. Au départ, les voyelles n'existaient pas, la , en nous transmettant le texte de la Bible, , établit les vocalisations des consonnes, par un système conventionnel de signes : les , placés au-dessous ou au milieu de la lettre. L'ajout du un point à l'intérieur de la consonne, modifie la prononciation par l'intensification du son de la lettre qui le contient.

Pour les noms propres et historiques, il y a lieu de considérer leur translittération dans un contexte qui fait partie de l'hébreu parlé d'aujourd'hui afin de se rapprocher de la prononciation massorétique et de conserver leurs subtilités. Il convient de dire , au lieu de Sion ou Zion; , au lieu de Moïse, , au lieu d'Égypte.

MAJUSCULES

L'hébreu ne connaît pas la majuscule. Cependant pour respecter une translittération en français il y a lieu de rappeler l'usage des deux types de majuscules.

La majuscule de position placée au début d'une phrase, après un point final, un point d'exclamation, un point d'interrogation, des points de suspension ou deux points ouvrant une citation.

La majuscule de signification utilisée pour les noms propres, ex : Yossèf, et certains noms communs employés en tant que noms propres, ex : , (Temple de Jérusalem).
Prennent une majuscule :

- Les noms de personnes : , ;
- les noms de races, de peuples, de groupes d'habitants : les Juifs, un , un Egyptien ;
- les fêtes religieuses, laïques ou nationales : Pourim, , ; - les noms de certaines époques :, l'Âge d'Or ;
- les noms de faits, de date : ;
- les noms de lieux historiques : , Jérusalem.

 

 LETTRES OUTILS
Les lettres outils (article défini, préposition, conjonction, préfixe) ont la caractéristique, en hébreu, de faire partie intégrante du mot. En français chaque mot conserve son intégrité mais les lettres outils en modifient le sens.

En translittération nous avons conservé le principe du français et les lettres outils sont représentées suivies d'un trait d'union avec une légère césure dans la prononciation du mot.

L'article défini : (le, la, les,) est représenté par ou suivi d'un trait d'union. Il y a une légère césure dans la prononciation du mot. Ex : , la page, l'année.
Les prépositions : sont représentées par mi , la , , , , ka , .
Les conjonctions : ché , ; , .
Les caractéristiques de conjugaison : , ; hit , ; ni, ; nit , , .
Les préfixes personnels du futur des verbes : a , ; ya , .
Le préfixe de certains participes : ; .

 

LETTRES GÉMINÉES
Les consonnes ne sont pas redoublées en hébreu. C'est le point contenu dans la consonne, le , qui indique l'accentuation du son, sa présence est marquée en translittération par une double consonne, ex : , , , . Par contre le redoublement des lettres est ignoré si cela complique la lecture, la prononciation ou tout simplement pour conserver au mot une élégance, ex : , au lieu de matstsa.
La lettre s est redoublée afin d'éviter le son z. Ex : , , myrte.
 Si la première lettre d'un mot comporte un , on ne redouble pas la lettre, ex : , bonjour.
 De même après l'article défini, si la première lettre comporte un , ex : , tout.

 SYLLABES FINALES
 En translittération toutes les lettres sont prononcées et particulièrement les consonnes finales suivantes :

 «am» comme rame : .
 «im» comme cime : .
«et» comme bête : .
«om» comme homme : .
«ot» comme note : .
«em» comme sème : .

 Les exceptions à cette règle sont régies par un souci d'éviter des erreurs de prononciation. Un e final est ajouté aux syllabes suivantes :

«it» comme marmite : .
«an» , au lieu de Haman.
«in» .
«en» .
«on» .
«ch» , au lieu de roch, peut se lire [rok].
«er» kachère, .

 Chaque fois que la prononciation ou la lecture l'exige, un e de liaison est ajouté dans le mot ex : minehag, , coutume.

 PRÉSENTATION
 Il est recommandé de rapporter en italique les mots hébraïques, dans les publications.

 DICTIONNAIRE
Une disquette comprenant une liste des mots usuels, en ASCII, est disponible au Grand Rabbinat du Québec. Elle peut être insérée dans le dictionnaire de traitement de textes.

 REMERCIEMENTS
Ont participés à l'établissement des normes de translittération :

Rabbi David Sabbah, Grand Rabbin,
Josué Elkouby, Dr en linguistique,
Réouvène Lévy, directeur du Rabbinat.


SOURCE :

http://www.rabbinat.qc.ca

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Ces règles sont destinées à tous les usagers qui, dans le cadre de leurs activités ont à transcrire des expressions hébraïques en caractères latins : imprimés, livres, documents officiels, enseignes, estampes.

Ces règles de translittération permettent la transposition d'un texte en hébreu, en caractères latins, dans les cas où l'utilisation d'un terme hébraïque est en relation avec l'univers latin, visant ainsi à donner l'image phonétique la plus fidèle possible et couramment lisible.

L'Académie Israélienne de la Langue Hébraïque a édité en 1956 un code officiel de translittération de l'hébreu en caractères latins. Cette dernière, étant la source autorisée, nous avons décidé de nous conformer à ce guide en y apportant toutefois des modifications pour les francophones selon l'usage de la prononciation séfarade utilisée en Israël. Nous avons respecté également les normes de l'Office de la langue française du Québec.

L'hébreu se lit de droite à gauche, l'alphabet hébraïque se compose de vingt-deux consonnes utilisées également en tant que chiffres ou valeurs numériques. Au départ, les voyelles n'existaient pas, la , en nous transmettant le texte de la Bible, , établit les vocalisations des consonnes, par un système conventionnel de signes : les , placés au-dessous ou au milieu de la lettre. L'ajout du un point à l'intérieur de la consonne, modifie la prononciation par l'intensification du son de la lettre qui le contient.

Pour les noms propres et historiques, il y a lieu de considérer leur translittération dans un contexte qui fait partie de l'hébreu parlé d'aujourd'hui afin de se rapprocher de la prononciation massorétique et de conserver leurs subtilités. Il convient de dire , au lieu de Sion ou Zion; , au lieu de Moïse, , au lieu d'Égypte.

MAJUSCULES

L'hébreu ne connaît pas la majuscule. Cependant pour respecter une translittération en français il y a lieu de rappeler l'usage des deux types de majuscules.

La majuscule de position placée au début d'une phrase, après un point final, un point d'exclamation, un point d'interrogation, des points de suspension ou deux points ouvrant une citation.

La majuscule de signification utilisée pour les noms propres, ex : Yossèf, et certains noms communs employés en tant que noms propres, ex : , (Temple de Jérusalem).
Prennent une majuscule :

- Les noms de personnes : , ;
- les noms de races, de peuples, de groupes d'habitants : les Juifs, un , un Egyptien ;
- les fêtes religieuses, laïques ou nationales : Pourim, , ; - les noms de certaines époques :, l'Âge d'Or ;
- les noms de faits, de date : ;
- les noms de lieux historiques : , Jérusalem.

 

 LETTRES OUTILS
Les lettres outils (article défini, préposition, conjonction, préfixe) ont la caractéristique, en hébreu, de faire partie intégrante du mot. En français chaque mot conserve son intégrité mais les lettres outils en modifient le sens.

En translittération nous avons conservé le principe du français et les lettres outils sont représentées suivies d'un trait d'union avec une légère césure dans la prononciation du mot.

L'article défini : (le, la, les,) est représenté par ou suivi d'un trait d'union. Il y a une légère césure dans la prononciation du mot. Ex : , la page, l'année.
Les prépositions : sont représentées par mi , la , , , , ka , .
Les conjonctions : ché , ; , .
Les caractéristiques de conjugaison : , ; hit , ; ni, ; nit , , .
Les préfixes personnels du futur des verbes : a , ; ya , .
Le préfixe de certains participes : ; .

 

LETTRES GÉMINÉES
Les consonnes ne sont pas redoublées en hébreu. C'est le point contenu dans la consonne, le , qui indique l'accentuation du son, sa présence est marquée en translittération par une double consonne, ex : , , , . Par contre le redoublement des lettres est ignoré si cela complique la lecture, la prononciation ou tout simplement pour conserver au mot une élégance, ex : , au lieu de matstsa.
La lettre s est redoublée afin d'éviter le son z. Ex : , , myrte.
 Si la première lettre d'un mot comporte un , on ne redouble pas la lettre, ex : , bonjour.
 De même après l'article défini, si la première lettre comporte un , ex : , tout.

 SYLLABES FINALES
 En translittération toutes les lettres sont prononcées et particulièrement les consonnes finales suivantes :

 «am» comme rame : .
 «im» comme cime : .
«et» comme bête : .
«om» comme homme : .
«ot» comme note : .
«em» comme sème : .

 Les exceptions à cette règle sont régies par un souci d'éviter des erreurs de prononciation. Un e final est ajouté aux syllabes suivantes :

«it» comme marmite : .
«an» , au lieu de Haman.
«in» .
«en» .
«on» .
«ch» , au lieu de roch, peut se lire [rok].
«er» kachère, .

 Chaque fois que la prononciation ou la lecture l'exige, un e de liaison est ajouté dans le mot ex : minehag, , coutume.

 PRÉSENTATION
 Il est recommandé de rapporter en italique les mots hébraïques, dans les publications.

 DICTIONNAIRE
Une disquette comprenant une liste des mots usuels, en ASCII, est disponible au Grand Rabbinat du Québec. Elle peut être insérée dans le dictionnaire de traitement de textes.

 REMERCIEMENTS
Ont participés à l'établissement des normes de translittération :

Rabbi David Sabbah, Grand Rabbin,
Josué Elkouby, Dr en linguistique,
Réouvène Lévy, directeur du Rabbinat.


SOURCE :

http://www.rabbinat.qc.ca

Lundi 25 septembre 2006
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Vendredi 22 septembre 2006
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Mercredi 20 septembre 2006
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  • : israel mon amour (une juive sioniste , religieuse et fiere de l'etre)
  • israel
  • : Israel judaisme desinformation politique
  • : Oui, je défendrai le sable d'Israël, La terre d'Israël, les enfants d'Israël; Quitte à mourir pour le sable d'Israël, La terre d'Israël, les enfants d'Israël; Je défendrai contre tout ennemi, Le sable et la terre, qui m'étaient promis Quitte à mourir pour le sable d'Israël, Les villes d'Israël, le pays d'Israël; Tous les Goliaths venus des pyramides, Reculeront devant l'étoile de David... Serge Gainsbourg
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