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  • : israel mon amour (une juive sioniste , religieuse et fiere de l'etre)
  • israel
  • : Israel judaisme desinformation politique
  • : Oui, je défendrai le sable d'Israël, La terre d'Israël, les enfants d'Israël; Quitte à mourir pour le sable d'Israël, La terre d'Israël, les enfants d'Israël; Je défendrai contre tout ennemi, Le sable et la terre, qui m'étaient promis Quitte à mourir pour le sable d'Israël, Les villes d'Israël, le pays d'Israël; Tous les Goliaths venus des pyramides, Reculeront devant l'étoile de David... Serge Gainsbourg
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  • : 02/06/2006

artistes israeliens (annonces

sortie platinium mike brant

(contient des chansons inedites)


Mike Brant
Platinum collection

* CD album. 3 Volumes
15 €

Date de parution mars 2008




SORTIE MI MAI
MIKE BRANT
L'ULTIME COFFRET DE L A STAR DES ANNEES 70
+ DE 30 MILLIONS DE DISQUE
CONTENU DU COFFRET
DOUBLE BEST OF DE 40 CHANSONS
POSTER LIVRET DE 24 PAGES AVEC
BIO ET PHOTOS RARES,
SET DE CORRESPONDANCE
 (CARTES POSTALES, ENVELOPPES, CADRE)


































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La photo du jour Guysen International News : Ingrid Bétancourt - ingrid betancourt 03 07 08
La photo du jour
Ingrid Bétancourt
L'otage franco-colombienne détenue par les FARC depuis presque 7 ans a été libérée. Suite à cette nouvelle, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'Ingrid Bétancourt était en bonne santé et qu'elle se trouvait sur une base militaire colombienne. Le Pdt français a également rappelé que Guilad Shalit devait aussi être libéré.

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                  Chiourim.org,

                       No.37 | Parachat Houkat | 03 Juillet 2008

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A la Une: Le Forum de Chiourim.org

         

Venez poser toutes les questions de Torah et autres

                    

  1 nouveaux cours à télécharger:                            -Audio:" Aimer D... de tout son coeur"  de Rav David Cohen
                                                                                        
                             

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Edito...
Aimer D... de tout son coeur, c’est le titre du cours qu’a choisi Rav David Cohen pour nous parler sans doute d’une des choses des plus importante qu’il soit: l’étude de la Torah.Mais c’est vrai que l’étude proprement dite ne s’arrete pas à lire un livre, c’est toute l’intention qui va avec.

Vouloir servir son Créateur avec enthousiasme,être toujours à la recherche de savoir toujours plus ( lechem chamayim), croire énormément en Lui sont autant de détails qui doivent nous accompagner lors de notre ascension vers H...

Aussi, le forum, qui vient d’être crée sous peu, justifie cette envie de voulours toujours servir mieux H... car vous pouurrez grâce à lui poser toutes les questions qui on attrait au judaisme et dont le Rav Mordehai Bitton se fera une joie d’y répondre.


Chabbat Chalom ,Y.Abbou

                                     
Cette semaine, tout savoir sur la
parachat Houkat

                                   

        
Vingt deux versets ont été nécessaires pour d’une part décrire la description de la vache rousse qui va devenir cendres afin d’asperger les impurs et les métamorphoser en purs. En outre le texte note les bénéficiaires de ces cendres ainsi que tous ceux qui les ont seulement touchés. Enfin la Thora rappelle l’importance de la tente ayant abrité un mort qui devient un réceptacle de l’impureté pour tous ceux qui s’y trouvent ainsi que les objets en contact avec les êtres vivants.

Si l’efficacité de ces cendres n’est pas à l’ordre du jour, faute de Temple de Jérusalem, ces versets ont été souvent commentés dans un registre plus général, le relationnel entre le monde de la loi et le monde humain. Il nous arrive de constater que ces deux mondes s’opposent et déséquilibrent l’harmonie du couple : humanité et divin.

Le verset support de cette démonstration se trouve au ch. 19 v. 14 « voici la Thora : l’homme qui meurt dans la tente.. ». Ce verset réclame une explication donnée ainsi : la tente représente le lieu d’études. La Thora est une science qui ne sied que pour celui qui « meurt » pour elle dans les lieux du savoir. Nous sommes nés juifs certes.

Nous sommes tous fiers d’appartenir à cet insigne royal, soit. Aucun d’entre nous ne doit ni ne peut devenir le censeur d’autrui et encore moins le donneur (Lire la suite...)


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Le saviez vous?...

Couscous ou casse tête ?

Question
: Peut-on verser pendant Chabbate de l’eau chaude sur de la semoule pour faire du couscous ?

-Rav Aharon Bieler : A. Du grain de couscous parfaitement cuit peut être introduit même dans un « premier récipient », lorsque celui-ci est retiré du feu, à la condition que le problème de pétrir ne se pose pas, c’est-à-dire que les grains de couscous ne se lient pas pour former une pâte.

B. Du grain de couscous qui n’est pas parfaitement cuit, et à plus forte raison qui n’est pas du tout cuit, ne pourra pas même être introduit dans un « second récipient », ni non plus être déposé dans une assiette sur laquelle on verserait de l’eau chaude à partir d’un « second récipient » (Irouï Kéli Chéni).
Concernant un « troisième récipient » qui contiendrait de l’eau chaude, le Michna Béroura permet de l’y introduire, à condition qu’il n’y ait pas une présence d’aliment défini comme étant « Davar Gouch »,tandis que le ’Hazone Ich l’interdit dans tous les cas.

C. Un couscous ayant été cuit auparavant au four, ne pourra être introduit dans un « premier récipient ».
Dans un « second récipient », ce sera permis pour les Séfaradim , suivant l’avis du Bèt Yossèf, tandis pour que les Achkénazim ce sera interdit, conformément à l’opinion du Rama.
Dans un « troisième récipient », tous les avis le permettent à la condition qu’aucun des aliments présents dans l’assiette n’entre dans le cadre des « Davar Gouch ».

D. Concernant le couscous manufacturé et particulièrement courant de nos jours, il y lieu de le considérer comme étant « non cuit », étant donné que la température de cuisson pratiquée dans les usines n’est pas déterminée.

Kol Touv

Tiré de “Responsa Na’hala Shlomo”.

                                  
             
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                                                    Chabat Chalom

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Conférence du 6 juillet 2008

lundi 16 juin 2008 par Administrateur

Juifs noirs, Juifs blancs : Une bouffée d’air frais pour le judaïsme français

lundi 3 mars 2008

Il y a quelques années, il n’y en avait pas du tout. A présent, ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus visibles dans les synagogues. Ils suscitent étonnement, parfois incompréhension, parfois des réactions chaleureuses. Ils, ce sont les Juifs noirs.

par Alexandre Feigenbaum, Vice président de la Fraternité Judéo-Noire

Les Juifs blancs, victimes d’une maladie culturellement transmissible

Ils sont quelques centaines en France, surtout en région parisienne. On ne s’en rend pas encore compte, mais la présence des Juifs noirs a une action dynamisante sur le judaïsme français sur de multiples points. Nous évoquons ici une action thérapeutique. Le mot n’est pas trop fort, car les Juifs français blancs sont malades dans leur identité. Malades de la shoah, malades de 15 siècles de persécution, malades de l’image négative et rétrograde dont le judaïsme est affublé, malades de l’accusation de déicide, malades de la réprobation injuste qui pèse sur Israël.

Ce qui complique le tableau clinique, c’est l’attitude globale de la société envers ses propres crimes. Certes il y a eu des déclarations du président de la République Française qui a reconnu la responsabilité de la France. Mais globalement, après avoir massacré des dizaines, voire des centaines de millions de Juifs au cours des siècles, les sociétés européennes veulent à tout prix se débarrasser de leur terrible culpabilité. La société française s’en débarrasse en la transférant … aux Juifs et en mettant en doute l’innocence de ses victimes. Cela se manifeste surtout par la relativisation de la shoah, mise en balance avec la cause arabe palestinienne.

L’argument fait mouche auprès de nombreux Juifs blancs. En effet, la pensée que l’on a massacré comme du bétail leurs aïeux innocents est insupportable à tous les peuples victimes. Il y a de quoi : c’est à désespérer de l’humanité. Si l’on a pu massacrer des innocents sans raison, alors cela pourra recommencer sans raison, à la faveur d’une récession ou d’une crise d’obscurantisme. Il est terrible de vivre avec la pensée que malgré les « plus jamais ça », un jour, une déferlante de haine comme il y en a chaque siècle vous emportera sans raison, vous, vos amis, vos enfants ou vos arrière-petits-enfants.

Apprivoiser l’antisémitisme

Une façon pathétique d’échapper à cette pensée insupportable consiste à croire à une réelle culpabilité des Juifs, pour une faute passée ou présente. Nombreux sont les Juifs qui tentent d’apprivoiser l’antisémitisme en voulant croire que ce n’est pas une haine gratuite : comme si, en modifiant notre attitude, nous pourrions délégitimer, voire annuler l’antisémitisme. Voyez tel auteur dramatique juif qui, pour nazifier les Juifs, explore les motivations des administrateurs juifs mis en place par les nazis dans les ghettos. Voyez tel militant des droits de l’homme qui, pour conjurer la shoah, préfère penser que le vrai génocide est mis en œuvre par Israël. Voyez avec quelle facilité les leaders communautaires ont cru à la culpabilité de l’armée israélienne après la diffusion de la mise en scène de l’assassinat d’un enfant arabe, en septembre 2000. Ou encore tel intellectuel qui, après chaque acte antijuif, s’empresse de prendre la parole pour expliquer que mais non, mais non, ce n’est qu’un délit de voyous.

Les Juifs blancs, malades de la culpabilité des autres

L’incapacité des victimes à nommer le crime est un dommage collatéral des génocides. L’attitude de nombreux Juifs blancs est pathétique, mais leur permet de penser que l’antisémitisme est moins monstrueux qu’en réalité. Certains se convertissent à une religion qu’ils espèrent plus tranquille. D’autres deviennent des anti-israéliens acharnés. D’autres au contraire défendent Israël comme le dernier carré du ghetto de Varsovie. Certains émigrent en Israël : vivre en Israël est plus dangereux, mais au moins cette société est solidaire et ne rend pas les Juifs responsables de l’antisémitisme.

Le regard thérapeutique des Noirs

Les Juifs noirs n’ont pas vécu dans une société qui pratique la réprobation sourde de ses victimes. Le racisme, ils connaissent aussi. Mais pour eux, la cause est évidente : c’est leur peau noire. Le jeu de la culpabilité n’y change rien.

En outre, leur façon d’aborder la judéité est différente : s’ils sont juifs, c’est leur choix et rien d’autre. Un choix pesé lourdement, un choix de leur foi. Et tant pis pour les Juifs laïques. La plupart des Juifs noirs ont simplement envie d’être juifs et d’aimer Israël.

Les Juifs noirs sont attachés à Israël parce que ce pays leur a plu et parce qu’ils ont compris que le défendre est un enjeu prioritaire en matière de droits de l’homme. Ils ont compris de suite que pour les sociétés européennes l’action humanitaire doit être une vraie priorité et non un moyen de mettre du baume sur leur propre culpabilité. Ils ont compris qu’aucun peuple n’a de justice à espérer pour lui-même tant que justice ne sera pas enfin rendue au peuple juif. Ainsi leurs espoirs pour l’Afrique et pour Israël convergent.

Cette façon si normale qu’ont les Juifs noirs d’être juifs est devenue rare chez les Juifs blancs, usés par la pression ambiante. A travers les Noirs, les Blancs comprennent qu’on peut être juif sans se surestimer ni se haïr. Ils redécouvrent une judéité positive qui fait du bien à leur âme meurtrie. La voie de la guérison ?

Editorial
Bien plus qu’un jour qui passe Certaines dates n’ont pas besoin qu’on les rappelle. Fixées dans les cœurs, dans les esprits et les âmes, leur pérennité dépasse largement leur inscription sur les calendriers rituels. Elles pénètrent les consciences et changent tous ceux qui s’en approchent. Le 3 Tamouz; il y a 14 ans, le Rabbi quittait ce monde. D’année en année, cette date n’est pas celle d’une simple commémoration, même si une telle démarche aurait pu être parfaitement légitime. Elle est celle à la fois d’un approfondissement et d’une élévation. L’approfondissement concerne chacun car le 3 Tamouz est un de ces instants privilégiés où l’on peut se retourner vers soi-même et réfléchir à ce que l’on a accompli et à ce qui reste à accomplir. L’élévation est également une idée qu’il appartient à tous de partager car, comme l’enseignent nos Sages, l’âme s’élève en ce jour et celle du Rabbi entraîne avec elle tous ceux qui veulent s’attacher à lui. Pour ces raisons, ce jour est marqué d’une solennité particulière. Chacun des actes que l’on accomplit paraît chargé d’un sens et d’une portée plus grands. En ce jour, c’est comme un espace de temps différent qui s’ouvre devant chacun et que chacun peut utiliser pour aller de degré en degré et parvenir à une spiritualité nouvelle. Il est vrai qu’un tel jour demande à être pleinement vécu. Il ne peut rester comme une anodine accumulation d’heures dont on attend surtout qu’elles passent sans tirer à conséquence. Il est un jour lié au Rabbi dont l’action a changé bien des choses et des manières de vivre et, ainsi, a changé le monde. Il est ce jour où cette action ne s’interrompt pas, où, au contraire, elle trouve des champs d’expression jusqu’ici insoupçonnés. Pour cela, nous portons en nous la puissance du moment. Les événements de ces derniers temps nous montrent à quel point elle nous est nécessaire. Sachons nous en saisir. Sans doute pouvons-nous y découvrir la clé de la Délivrance, individuelle et collective.

Haïm Nisenbaum
 
  Etincelle de Machia'h: Le prophète Elie



Le prophète Malachie annonce (3: 22) : “Je vous enverrai le prophète Elie avant que vienne le grand et terrible jour de D.ieu”. En d’autres termes, c’est Elie qui sera chargé de faire savoir que Machia’h arrive. Quel est donc le rapport particulier entre lui et cet événement ?
Il nous est rapporté que le prophète Elie raffina son corps à tel point que, lorsqu’il quitta ce monde, son corps s’éleva également dans le ciel dans une colonne de feu. Un tel état de spiritualisation parfaite est précisément caractéristique de la Délivrance car, en ce nouveau temps, l’aspect physique de l’homme aura atteint ce même degré de parachèvement. Aussi “toute chair verra que la bouche de D.ieu a parlé” (Isaïe 40 : 5). C’est cela qu’incarne, d’ores et déjà, le prophète Elie.

(d’après Likouteï Si’hot, vol. II, p. 160) H.N.
 

  Vivre avec la Paracha: ‘Houkat: Les eaux de la discorde



L’un des passages les plus étonnants de la Torah est celui de l’épisode des Eaux de la Discorde, à la suite duquel D.ieu décréta que Moché mourrait dans le désert et n’entrerait donc pas en Terre d’Israël.
Des centaines de générations de Sages de la Torah, à commencer par Moché lui-même, les Sages du Midrach, les Commentateurs bibliques et les Maîtres de la ‘Hassidout, s’interrogent sur ce chapitre énigmatique.
Mais voyons d’abord les faits.
Après avoir voyagé quarante ans dans le désert, le Peuple d’Israël arrive à Kadech dans le désert de Tsin, à la frontière de la Terre Sainte. Il n’y a pas d’eau, le peuple a soif et comme ils en ont l’habitude en de telles circonstances, ils se plaignent auprès de Moché. «Si seulement nous étions morts, s’écrient-ils avec colère, quand nos frères sont morts devant D.ieu ! Pourquoi as-tu conduit la congrégation d’Israël dans ce désert, pour mourir ici, nous et nos troupeaux ? Pourquoi nous as-tu sortis d’Egypte pour nous emmener dans cet endroit terrifiant … ?»
Moché s’adresse alors à D.ieu qui lui ordonne : «prends le bâton et rassemble le peuple, toi et Aharon ton frère. Et tu parleras au rocher devant leurs yeux et il donnera de l’eau.»
Quand ils sont tous rassemblés devant «le rocher», Moché s’adresse au peuple : «Ecoutez, rebelles ! Ferons-nous jaillir de l’eau pour vous de ce rocher ?» Moché lève sa main et frappe à deux reprises le rocher avec son bâton. L’eau jaillit et le peuple et le bétail se désaltèrent.
C’est alors que D.ieu dit à Moché et Aharon : «Parce que vous n’avez pas cru en Moi, pour Me sanctifier aux yeux des Enfants d’Israël, vous ne conduirez donc pas cette congrégation dans la terre que Je leur ai donnée.»
Qu’avait fait Moché de mal? Quel péché méritait une punition aussi terrible ?
Les commentateurs recherchent une réponse dans le texte.
Rachi (Rabbi Chlomo Yits’haki, 1040-1105) souligne que D.ieu avait ordonné à Moché de parler au rocher et que Moché le frappa. Aussi échoua-t-il à «sanctifier [D.ieu] devant les yeux des Enfants d’Israël» (extraire l’eau en ne faisant que parler aurait été un plus grand miracle).
Rambam (Maimonide : Rabbi Moché ben Maimon, 1135-1204) offre une explication différente : la faute de Moché consistait en ce qu’il se mit en colère et parla durement au peuple (son discours : «Ecoutez, rebelles…»)
(Le Maître ‘hassidique Rabbi Lévi Yits’hak de Berditchev (1810-1740) propose ici une perspective intéressante : les explications de Rachi et de Rambam, avance-t-il, consistent en deux côtés d’une même pièce. Un tsadik (Juste parfait) n’est pas seulement le chef de son peuple mais aussi le maître de son environnement. Ces deux rôles sont étroitement entrelacés, le second découlant du premier. Si la relation d’un guide avec son peuple est aimante et harmonieuse, alors le monde physique donne également ses ressources pour qu’ils atteignent leur but. Mais s’il fait agir son influence avec de durs mots de reproche, alors il lui faudra se battre avec la nature à chaque détour et imposer par la force sa volonté au monde matériel.)
Ramban (Na’hamanide : Rabbi Moché ben Na’hman, 1194-1270) trouve des difficultés dans les deux explications. Si Moché n’était pas censé frapper le rocher, argue-t-il, pourquoi D.ieu lui demanda-t-Il de prendre son bâton ? La Torah répète ce geste, mettant encore l’accent sur le fait que «Moché prit son bâton de la présence de D.ieu comme Il le lui avait enjoint». A la lumière des instructions de D.ieu à Moché, lors d’une occasion précédente, d’extraire de l’eau d’un rocher en le frappant (voir Chemot17, 6), n’était-il pas concevable que Moché suppose que dans ce cas également son bâton devait avoir une fonction similaire ? Quant à l’explication de Rambam, il y a d’autres exemples où la Torah nous dit (plus explicitement encore que dans ce cas) que Moché se mit en colère et apparemment pour des raisons moindres. Si aucune punition n’avait alors été décrétée dans ces cas, pourquoi ici en va-t-il autrement ?
Ramban offre son explication : Moché commit une erreur en disant au peuple : «Ferons-nous faire jaillir de l’eau pour vous de ce rocher ?», des paroles qui peuvent paraître impliquer qu’extraire de l’eau d’un rocher est quelque chose que Moché faisait plutôt que D.ieu. Au moment où un chef endosse une identité par lui-même et qu’il s’attribue personnellement ses réalisations, au moment où il vient représenter autre chose que la seule identité collective du peuple et sa relation avec D.ieu, il échoue dans son rôle. (Ramban conforte son explication dans les premiers mots de D.ieu à Moché : «parce que vous n’avez pas cru en Moi…», impliquant par là que c’était un manque de foi plutôt qu’une désobéissance ou un accès de colère.)
Mais il existe un dénominateur commun entre ces interprétations et de nombreuses autres offertes par les commentateurs : le fait que, quel que soit le problème, cela n’était pas véritablement la question. A la base, D.ieu reproche à Moché un détail technique. Et dans son argumentation avec D.ieu, Moché le sent bien : «Tu m’as attrapé!».
Le texte conforte sa plainte. Quarante ans plus tôt, s’était produit l’épisode des explorateurs, lors duquel la génération, qui était sortie d’Egypte et avait reçu la Torah, s’était révélée non désireuse et incapable de progresser à l’étape suivante du plan divin : entrer en Terre Sainte et en prendre possession. A cette époque, la Torah relate que D.ieu avait décrété que la génération entière (tous les hommes au-delà de vingt ans) mourrait dans le désert. Seuls deux hommes allaient échapper au décret : «en dehors de Kalev, fils de Yefounéh et Yehochoua fils de Noun» (les deux explorateurs qui avaient résisté au complot de leurs dix collègues- Bamidbar 14 :30).
Moché, qui aspirait à entrer en Terre Sainte de toutes les fibres de son être, n’était pas coupable du péché des explorateurs aussi fallait-il trouver une autre raison pour l’en empêcher. Puisque «avec les Justes, D.ieu est aussi précis que l’épaisseur d’un cheveu», il n’était pas impossible de trouver un prétexte. Mais D.ieu avait déjà déterminé quarante ans plus tôt que la génération entière, y compris Moché et Aharon, n’entrerait pas dans la Terre. «C’est un complot que Tu as fomenté contre moi», cite le Midrach, attribuant ces propos à Moché s’adressant à D.ieu.
Mais pourquoi ? Si Moché était innocent du péché de sa génération, pourquoi devait-il être décrété qu’il devrait partager leur sort ?
Un Midrach poignant offre la parabole suivante :
A un berger fut confié le troupeau du roi, pour qu’il le nourrisse et en prenne soin. Mais le troupeau se perdit. Quand le berger chercha à entrer au palais royal, le roi lui en refusa l’accès. «Quand le troupeau qui t’a été confié sera retrouvé, toi aussi tu pourras être admis.»
Le plan originel voulait que les 600 000 hommes que Moché avait sortis d’Egypte entrent dans la Terre. Mais cette génération resta dans le désert. «Tu en es le chef, dit D.ieu à Moché. Leur sort est ton sort.»
Ce message est implicite dans les paroles de D.ieu qui suivent immédiatement le fait que Moché a frappé le rocher : «…c’est pourquoi vous ne conduirez pas cette congrégation dans la terre que Je leur ai donnée.» Le Midrach tire de ces mots : «cette congrégation», vous ne la conduirez pas ; mais celle-ci vous la conduirez. «Cette congrégation», la génération qu’affronta Moché au rocher, n’était pas la génération de Moché. Sa génération était enterrée dans le désert.
«Mais quand ils entreront dans la Terre, dit D.ieu à Moché, et ils le feront, quand la Rédemption finale sauvera toutes les générations de l’histoire, alors tu les conduiras.»
 
  Le coin de la Hala'ha :Coutumes liées au jour de la Hilloula du Rabbi 3 Tamouz (cette année dimanche 6 juillet 2008) ?



Le Rabbi avait fixé un certain nombre de coutumes à respecter à l’occasion de la Hilloula du Rabbi précédent. Ce sont ces mêmes coutumes qui ont été reprises pour le 3 Tamouz. En voici quelques-unes :
• On allumera une bougie de vingt-quatre heures depuis samedi soir 5 juillet.
• Pendant chacune des trois prières du jour, on allumera cinq bougies devant l’officiant.
• Le matin, on donnera de la Tsedaka (charité), au nom de chacun des membres de sa famille, pour une institution du Rabbi.
• On consacrera un moment dans la journée pour parler du Rabbi et de sa grande Ahavat Israël (amour du prochain) à sa famille et son entourage.
• On étudiera les chapitres de Michnayot correspondant aux lettres qui constituent le nom du Rabbi.
• On étudiera les enseignements du Rabbi.
• On rédigera un «Pan», «Pidyon Néfech», une lettre de demande de bénédictions, en y précisant son prénom et le prénom de sa mère, qui sera lue sur le Ohel du Rabbi.
N° de fax du Ohel : (00 1718) 723 44 44
N° de fax du Beth Loubavitch : 01 45 26 24 37
Adresse du Ohel : 226-20 Francis Lewis Blvd – Cambria Heights, New York 11411
E-mail : ohel@ohelchabad.org


Coutumes 3 Tamouz
SIGNIFICATION DES PRIÈRES DITES AUPRÈS DU TOMBEAU
Rav Its’hak Kagan, émissaire du Rabbi aux Etats Unis à Détroit, dans l’état du Michigan,
analyse ici l’importance des prières dites auprès du tombeau d’un Juste.
La Torah, évoquant les dix explorateurs que Moïse délégua afin de reconnaître la Terre Sainte, dit:“ils montèrent vers le sud et parvinrent à Hébron”. Nos Sages, dans le Talmud, apportent la précision suivante: “Seul Caleb s’y rendit et pria devant le tombeau des Patriarches”.
Il est ainsi clairement établi que l’usage de prier devant le tombeau des Justes remonte à la période biblique. Par la suite, d’autres coutumes furent également adoptées, comme par exemple celle de déposer une lettre auprès du tombeau afin de demander à l’âme du Juste, qui repose en ce lieu, d’intercéder auprès du Tout Puissant. Une telle lettre est appelée Pidyon Néfech ou requête d’une prière pour sa propre personne.
Un autre usage, largement répandu, consiste, pour chacun, à prendre l’enseignement d’intensifier son étude de la Torah, sa contribution à la Tsédaka ou sa pratique des Mitsvot, afin d’obtenir les bénédictions divines que l’on sollicite.
Différentes expressions hébraïques désignent l’endroit où repose le Juste: Kivreï Hatsaddikim, les tombeaux des Justes; Tsion, le remarquable lieu de repos ou Ohel, la tente. Les deux derniers termes sont les plus fréquents, selon la coutume des Hassidim de Loubavitch.
Le Rabbi de Loubavitch, Rabbi Mena’hem Mendel Schneerson, sut, par ses prières, par sa proximité avec D.ieu, venir en aide et soulager des dizaines de milliers de personnes, d’une manière qui transcendait les lois de la nature et par rapport à laquelle le terme de miracle semble bien terne. Il agit de la sorte plusieurs dizaines de fois, chaque jour, pendant la majeure partie des quatre vingt douze années bénies qu’il passa ici-bas.
Au troisième jour du mois juif de Tamouz, en 5754 (1994), l’âme du Rabbi s’éleva vers D.ieu et le corps qui fut le saint réceptacle de cette âme, qui fut purifié, sanctifié et élevé par l’existence du Juste, fut conduit vers le lieu de son repos, dans le cimetière Montefiore de Queens, à New York.
Les Justes qui ont quitté ce monde atteignent une grandeur qu’ils n’avaient pas de leur vivant, comme l’affirment nos Sages. A travers notre histoire, les prières formulées auprès du lieu où repose un Juste ont été exaucées de manière miraculeuse. Il en est de même pour ce qui concerne le Rabbi. Les prières dites à l’Ohel sont devenues, grâce aux bénédictions divines qu’elles provoquent, une source de soulagement et d’apaisement pour tout notre peuple.
 
  Récit : A mon Rabbi



Cher Rabbi,
A mon cher ami et professeur, Rabbi Mena’hem Mendel Schneersohn.
C’est ainsi que commençait la lettre que je vous ai écrite il y a vingt ans.
Votre réponse – à la fois précise et généreuse – est elle aussi devant moi. C’est l’une des nombreuses lettres que vous m’avez écrites et que j’ai précieusement conservées.
Vous discutiez dans cette lettre – il y a vingt ans – de votre propre leadership, de la fonction d’un Rabbi.
Bien des années auparavant, nous avions évoqué précisément ce sujet dans votre bureau. J’étais jeune, naïf, à la limite de l’insolence – j’étais un journaliste à l’affût d’un scoop. Je relis maintenant mes questions et vos réponses, toujours courtoises :
- Comment êtes-vous devenu Rabbi ?
Que pouvez-vous faire si on vous met la clé dans la poche et qu’on s’en va ? Allez-vous permettre qu’on vole les livres ?
- Un Rabbi est-il un être humain comme nous ou quelque chose d’autre ?
Bien entendu, nous sommes tous faits de chair et de sang et je ne suis pas responsable de toutes les histoires que vous avez sur le cœur. Mais oui, un Rabbi peut avoir une vision spéciale, peut voir et connaître ce qui est au-delà de la compréhension de la plupart des gens.
- Que signifie une bénédiction d’un Rabbi ?
Il est possible qu’un Tsadik (un Juste), un Rabbi puisse éveiller en l’homme en face de lui des capacités dormantes. Il lui est possible d’entrer en contact avec un niveau supérieur de capacités extérieures à son âme propre.
- La puissance de Loubavitch ne provient-elle pas de la confiance d’un ‘Hassid envers son Rabbi ?
Je n’en suis pas si sûr !
J’acceptai vos réponses pour ce qu’elles étaient : une observation de la vérité par quelqu’un qui devrait savoir et je me suis mis à rechercher d’autres secrets expliquant le succès de Loubavitch.
Certaines des raisons qu’on me proposa semblaient plutôt prosaïques comme par exemple un don pour l’organisation, ce même don caractérisant d’ailleurs vos relations avec vos milliers de ‘Hassidim et autres supporters.
J’en suis témoin.
Bien que je fusse un rabbin du courant libéral, rien de ce qui m’est arrivé dans ma vie privée ou professionnelle ne vous a échappé, même si votre attention ne se manifestait que par un morceau du traditionnel gâteau au miel, livré jusque dans ma maison la veille de Yom Kippour.
J’en distribuai aux membres de ma famille et nous le mangions avec joie et gravité mélangées.
Bien entendu, il y en avait des milliers comme moi. Nombre d’entre nous désirions d’ailleurs être l’émissaire du Rabbi lorsque se présentaient des occasions où vous vouliez que quelque chose bouge. Ainsi, bien que mon organisation libérale y soit opposée, je devins un fervent avocat de «la minute de silence, donc de prière» dans les écoles publiques, lorsque vous avez fait campagne pour l’instituer légalement dans les années soixante-dix. L’ai-je fait parce que j’y croyais ? Avais-je été – comme le prétendaient mes collègues – influencé par «une secte» ? Je ne le crois pas.
Mais bien que je ne sois pas devenu un ‘Hassid, ma propre organisation libérale me semblait devenir une secte.
Comme vos ‘Hassidim, je me suis mis à penser que le rôle d’un Tsadik est de faciliter la communication avec le Tout Puissant et que ceci a des racines dans le judaïsme, des racines qui remontent aussi loin que Moché Rabbénou, Moïse notre Maître. C’est pourquoi, de temps en temps, je me tournais vers vous pour un conseil, une bénédiction.
A un de ces moments cruciaux, je vous ai écrit ces quelques phrases dont l’insolence me fait maintenant rougir : «J’ai bien peur d’avoir l’impertinence de croire que vous êtes un être humain qui, tout en acceptant sa mission d’agir en tant qu’important chef spirituel du peuple juif, possède également une vie privée avec ses propres «calculs». J’ose même penser qu’il vous arrive de temps en temps de vous demander : «Ayéka ? Où es-tu ?» et que vous receviez des réponses qui vous font réfléchir. Si cela vous arrive effectivement, je veux ajouter sur la balance de vos considérations la réelle gratitude et l’appréciation immense de Herbert Weiner».
Vous m’avez répondu une semaine plus tard. Voici quelques extraits de votre lettre :
«J’apprécie vos sentiments généreux à mon égard. Mais je pense également à la maxime de nos Sages dans le Talmud (Baba Metsia, fin de la page 84 a) quant à l’effet produit par les compliments, aussi justifiés soient-ils : ceux-ci ne permettent pas de clarifier une situation tandis qu’une question ou un défi qui demandent une réponse ou une explication, peuvent s’avérer plus efficaces…
Il n’est nul besoin, bien sûr, de vous faire remarquer que quand la question «où es-tu?» est posée, elle s’adresse à un individu et sa proche famille ; mais si elle est posée à une personne en charge d’une communauté, celle-ci doit pouvoir répondre de sa responsabilité et présenter un rapport sur ce qui a été accompli en faveur de cette communauté…
Maintenant, un mot à propos de mon «où es-tu?»
Certainement cela inclut tout ce qui a été écrit plus haut, et davantage. Je m’interroge sur les résultats «réels» de notre rencontre, quand je n’ai pas fait qu’écouter mais j’ai aussi parlé.
Mon « Ayéka ? » me fait me demander dans quelles mesure mes mots ont eu un impact – non pas en termes de souvenirs agréables à raconter – mais en termes d’influence réelle : «L’action est essentielle» !...
Mais je désire mentionner un autre point pertinent bien que je l’aie sans doute évoqué au cours de notre conversation. J’ai à l’esprit le problème de «Devarim Betélim», paroles inutiles. On peut prononcer de belles paroles, même des paroles de Torah, mais si elles n’influencent personne au niveau de l’action concrète, alors elles sont inutiles. Le blâme est à imputer à celui qui parle puisque nous partons du principe que «les paroles qui sortent du cœur pénètrent dans le cœur» et produisent éventuellement un effet réel.
En relisant ce paquet de lettres maintenant, je me demande où, dans le monde d’aujourd’hui, il existe une personne à qui des Juifs – quel que soit leur niveau de connaissance ou de pratique religieuse – peuvent s’adresser pour demander un conseil, une bénédiction. Et je me demande à nouveau : que va-t-il se passer ?
Aux ‘Hassidim, je n’ose pas suggérer une réponse.
Mais pour moi… Non ! Je ne me qualifierai pas d’étranger au mouvement Loubavitch ! Pour quelqu’un comme moi, parmi les milliers et les milliers de Juifs qui ont été profondément nourris par Loubavitch, je trouve aussi bien réconfort qu’encouragement dans les paroles que vous m’avez adressées, oralement et dans vos lettres.

Rabbin Herbert Weiner – auteur de 91/2 Mystics
L’Chaïm
traduit par Feiga Lubecki

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